Comment choisir son nom de domaine à enregistrer ?

Lors du choix d’un nom de domaine, vous devez tenir compte des points suivants :  Mon nom de domaine doit-il refléter ma personne, mon organisation ou mon activité ?  Mon nom de domaine doit-il être unique et se démarquer des autres ?  Mon nom de domaine doit-il être explicite et transmettre des informations importantes ?  Mon domaine de deuxième niveau ou de premier niveau doit-il être facile à mémoriser ?  Est-ce que je souhaite m’enregistrer dans un gTLD restreint (tel que .COOP, expliqué plus bas dans les paragraphes suivants) ? Et si oui, est-ce que je réponds aux critères d’admissibilité ? Pour la partie TLD d’un nom de domaine, vous avez le choix entre une vingtaine de TLD génériques. Si le présent guide ne traite que des gTLD, il existe également plus de 250 domaines de premier niveau géographique (ccTLD), extensions à deux lettres correspondant aux pays ou aux régions du monde entier. Les extensions.US, .DE et.JP, par exemple, correspondent aux États-Unis, à l’Allemagne et au Japon, respectivement. Pour certains de ces domaines, desrestrictions concernant les utilisateurs admissibles s’appliquent également. Vous trouverez une liste de ces restrictions à l’adresse suivante : http://www. iana.org/domains/root/db/index.html. Les gTLD accessibles à tous sont .COM, .INFO, .NET et .ORG. Trois autres gTLD (.BIZ, .NAME et .PRO) sont soumis à certains critères d’admissibilité (par exemple, .BIZ est réservé aux entreprises). Il existe d’autres gTLD dans lesquels les enregistrements sont limités aux personnes ou aux entités appartenant à une communauté définie. Ces gTLD incluent .AERO, .ASIA, .CAT, .COOP, .EDU, .JOBS, .MUSEUM, .MOBI, .TEL et .TRAVEL. Certains de ces gTLD informent les internautes sur les qualifications de leurs registrants (par exemple, pour s’enregistrer dans .COOP, une entité doit être une coopérative agréée). D’autres gTLD indiquent aux utilisateurs le type de contenu qu’ils trouveront sous l’extension (par exemple, les registrants .MOBI se sont engagés à fournir du contenu dans un format adapté aux appareils mobiles). L’enregistrement dansl’un des gTLDrestreints peuts’avérer plus coûteux, en partie en raison des coûts de vérification associés au processus d’enregistrement. En revanche,s’enregistrer dans un gTLD restreint peut vous être utile, dans la mesure où il permet de démontrer que vous possédez un certain niveau de qualification vérifié par une source officielle.

Certains gTLD sont plus récents que d’autres, et peuvent donc être moins connus des internautes. Par conséquent, les gTLD plus récents peuvent offrir une plus grande disponibilité pour un domaine que vous désirez enregistrer. Avec le temps et un usage accru, il est fort probable que cela change. L’ICANN se prépare également à lancer de nouveaux gTLD pour offrir aux internautes un éventail d’options pluslarge lors de l’enregistrement de noms de domaine. Cette initiative permettra également d’assurer la disponibilité des noms de domaine internationalisés (IDN) au premier niveau, afin que l’extension de domaine puisse contenir des caractères non latins rencontrés dans de nombreuses langues du monde entier (par exemple, l’arabe ou le chinois). Pour de plus amples informations sur les travaux de lancement de nouveaux gTLD de l’ICANN, visitez la page http://icann.org/en/topics/ new-gtld-program.htm. Pour les gTLD et les ccTLD, l’entité qui gère le dossier officiel de tous les enregistrements pour le TLD s’appelle le registre. Pour la partie de deuxième niveau d’un nom de domaine (les caractères précédant le dernier point dans le nom de domaine), de nombreuses optionss’offrent à vous, en fonction de ce qui a déjà été enregistré par d’autres registrants. Comme indiqué plus haut, vous pouvez déterminer si votre objectif premier est de créer un nom de domaine qui établisse une identité ou une marque en ligne, qui soit unique, explicite ou encore facile à mémoriser. De nombreux registrants recherchent un nom de domaine de deuxième niveau qui soit non seulement parlant, mais également facile à retenir et à saisir pour les autres. Votre premier choix a plus de chances d’être disponible dans un nouveau gTLD que dans un gtLD déjà bien implanté, tel que .COM. Vous pouvez encore opter pour l’enregistrement d’un nom de domaine différent dans un gTLD antérieur.

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Vous souhaitez réserver un nom de domaine ? Sa sélection implique bien souvent une réflexion approfondie : quelle extension choisir ? Est-il préférable de mettre des tirets ou non ? Avant de cliquer sur le bouton de commande, nous vous donnons ici les clés afin de faire le choix le plus adapté à vos attentes.

1. Il doit être facile à comprendre et à écrire

Tout le monde saura-t-il écrire mon nom de domaine ?
La meilleure façon d’en avoir le coeur net est de faire ce que l’on appelle le « test de la radio ». Ce test consiste à demander à ses proches d’écouter l’adresse de votre site internet lorsque vous le prononcez et de demander ensuite à ces dernières de l’écrire.
En faisant ce test, vous pourrez vous rendre compte qu’il est parfois difficile d’allier originalité et simplicité.

Exemple

Comment les gens écriraient www.50xmieux.com ? cinquantefoismieux.com ?, 50foismieux.com…

2. La taille, ça compte (souvent)

En matière de nom de domaine, plus c’est court, mieux c’est ????
Vous ne parvenez pas à réserver un nom de domaine en moins de 5 caractères car ils sont quasiment tous réservés ? Dans ce cas, de nombreuses opportunités existent notamment en se tournant vers les nouvelles extensions. Lancées récemment, elles disposent encore d’un vivier de domaines courts disponibles à la location.

Exemple

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch.com qui est un village de l’île d’Anglesey au pays de Galles. Avec ses 58 caractères et 51 lettres, il a le nom de ville le plus grand d’Europe
A l’inverse t.co (Twitter), fb.com (Facebook), b.fr (Boulanger), m6.fr (M6) sont des noms de domaine aisément reconnaissables, donc très prisés.

3. Les mots-clés : point trop n’en faut

Bien qu’il soit déconseillé d’en abuser, les mots-clés sont intéressants d’un point de vue référencement. Ils permettent également d’aiguiller l’internaute au sein des différentes pages de votre site.

Exemple

sebastien-webagency.com est une approche pertinente, a contrario, sebastien-webagency-siteweb.com ne l’est pas du tout.

4. Connaître son marché

Penser pays c’est bien, penser marché et clients c’est mieux.

Exemple

Prenons par exemple une société française qui possède son .fr mais également son .com. Cette société doit certainement disposer de clients en Belgique ou en Suisse qui sont des pays francophones limitrophes. Il est donc plus que raisonnable de protéger son domaine respectivement en .be et .ch.

5. Evitez les chiffres et les tirets

En référence directe à notre premier point, les chiffres ainsi que les tirets au sein de votre nom de domaine peuvent porter à confusion lors du test de la radio, sans compter la pénalité qu’inflige Google aux domaines qui comportent trop de tirets.
Si toutefois vous possédez des noms de domaines en plusieurs mots, les versions avec tirets sont à protéger pour des raisons défensives. Sans être vos adresses principales, elles vous mettent à l’abri d’éventuelles tentatives d’usurpation de votre marque.

Exemple

« Sebastien Web Agency Lille » donnera SebastienWebAgencyLille.fr par exemple. De plus en plus présent au sein des publicités, les longs noms de marques utilisent des majuscules en début de mot (ou bien des couleurs) afin que notre œil puisse discerner sans difficultés les différents mots composant le nom de domaine.

6. La bonne extension vous choisirez

Il existe des extensions pour chaque pays et celles-ci sont primordiales pour avoir un bon référencement local.
En France il vous faut privilégier un .fr alors qu’en Allemagne on préfèrera un .de, il n’existe pas encore d’extensions pour les lieux fictifs tels que le Mordor mais une pétition pourrait faire bouger les choses.
Il existe aussi les extensions dites « marquetées », le .tv autrefois dédié aux Tuvalu (archipel polynésien situé au centre de l’océan Pacifique) est désormais la chasse quasi gardée des médias. Il en va de même pour le .fm, qui à l’origine, désignait l’île de Micronésie française.

Exemple

skyrock.fm et D8.tv sont quelques exemples qui se passent de commentaires.

7. La sécurité, votre meilleur atout

Plus votre marque ou produit est connu(e), plus il/elle sera susceptible d’être une cible pour les « cybersquatters ».
Nous vous conseillons ainsi d’enregistrer votre nom de domaine sous de multiples variantes (avec et sans tirets) ainsi que de réserver les versions IDN (noms de domaines utilisant des caractères accentués comme en français, ou des caractères autres que latins, notamment cyrilliques, arabes, chinois etc…). Soyez également particulièrement vigilant vis-à-vis du pointsquatting qui consiste à enregistrer votre nom de domaine en omettant le « . » situé entre les www et votre marque.

Exemple

www.sebastien-webagency.com est différent de wwwsebastien-webagency.com et pourtant, dans un mail de phishing par exemple, l’illusion serait parfaite.

8. Tournez-vous vers l’avenir

Il est important d’envisager à moyen terme votre développement. Si vous n’êtes actuellement pas présent en Belgique et que vous n’avez pas protégé votre .be, vous prenez le risque que le nom de domaine soit réservé par un tiers le jour où vous souhaitez pénétrer le marché… et qu’il soit naturellement mis en vente à un prix très élevé.

9. Attention aux marques

N’oubliez pas que si une marque identique à votre nom de domaine a été préalablement enregistrée, vous agissez potentiellement en contrefaçon de cette marque. Votre responsabilité pourrait donc être recherchée à ce titre.
Mieux vaut donc procéder à quelques vérifications avant l’enregistrement de votre nom de domaine !
Pour cela, une recherche rapide sur le site de l’INPI pour les marques françaises ainsi que sur le site de l’EUIPO pour les marques européennes (anciennement OHMI) et sur WIPO pour les marques internationales est fortement conseillée.

10. Ne négligez pas les traductions

Ce qui a un certain sens dans votre langue peut en avoir un différent s’il est utilisé dans un autre pays. Exemple avec la Pinto, un modèle de la marque Ford, dont le slogan était « Put a pinto under your tree ». Ce slogan, au Portugal, serait interprété différemment lorsque l’on effectue la traduction du terme « Pinto »…

Aller plus loin

L’ensemble des points évoqués vous permettent de limiter les risques (cybersquatting, détournement de trafic), tout en servant de bases solides à la création du nom de domaine idéal. Il ne vous reste plus qu’à passer à la pratique en vous rendant sur www.ovh.domains